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#SauvonsNosEnfants

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20 et 25/11/2020 Pour les journées des droits des enfants et contre toutes les violences faites aux femmes

Entretien avec Elsa Wolinski pour DÉCOMPLÉXÉES sur Yahoo!Actualités


Le calvaire de Fanny Thiel, victime de violences conjugales : "Partir ou rester, on est condamnées à mourir. C’est une torture permanente"

25/11/2020 Pour contre toutes les violences faites aux femmes


J'apporte mon témoignage à un autre témoignage, celui de Stéphanie. Les Violences sont un confinement sans fin. Accompagnées des violences institutionnelles.

"J’en étais venue à idolâtrer mon bourreau" : dans le huis clos des violences conjugales"


https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/j-etais-venue-idolatrer-mon-bourreau-huis-clos-violences-conjugales-1898510.html


20/10/2020


Vidéo pour La Grande Cause des Violences faites aux enfants, 2020

"Nous n'avons plus le temps d'attendre. Nous devons voir cette société par les yeux de nos enfants" a déclaré @AndreaBescond, marraine de cette Grande Cause.

Ne nous trompons pas de combat, LES ENFANTS PARLENT.


Je témoigne. Voici la réalité socio-judiciaire VS les campagnes de communication et les promesses de l’Etat. Nous sommes victimes d’être victimes. Nous dénonçons, nous partons… mais nous sommes punis de partir et de dénoncer les violences par la #Justice. La #justice n’entend pas les enfants. Les #ServicesSociaux n’entendent pas les enfants. Ils les forcent, les obligent à voir l’homme qu’ils ont dénoncé. #ViolencesInstitutionnelles #Maltraitances #Traumatisme


Ma fille victime de viols par ascendant. Elle révèle à #IWas3,5 ans. Elle voit une quinzaine de professionnels et parle, dessine, mime… Je découvre par mon affaire l'horreur de l'inceste, ce crime sans cadravre, ce fléau dans notre pays, l'impunité totale, la roue de l'enfer qui s'ensuit avec la réalité socio-judiciaire, la violence institutionnelle sur les enfants qui parlent, qui dénoncent, et le désenfantement des mères : nous sommes désenfantées par la justice et les AEMO/MIJE, parce que nous accompagnons notre enfant dans sa défense, parce qu'ils occultent les violences et les violences conjugales pour transformer en un pseudo "conflit parental"... Ils nous kidnappent nos enfants pour #PlacementsAbusifs alors que nos enfants parlent. Dénoncent. #Transfert de garde chez le parent criminel. #Menaces par la #Justice.

Personne ne s’occupe des enfants. On s’en fiche complètement. Ils sont coincés par l’autorité parentale conjointe comme nous. Je suis persécutée par les décisions qui deviennent iniques. Je me sens traquée comme une bête sauvage.


Je dénonce mais mon affaire est un cas d’école. Le scénario est immuable.

4 millions de Français victimes. 2 enfants par classe. 1% de condamnation en France, 1% !! Un crime sans cadavre. Où sont donc passés tous les pédocriminels ? En France, ils ont tout intérêt à être père.

#ComplicitéJustice qui estime toujours le lien père-enfant bon par défaut. Et les lois ne sont jamais appliquées, alors que nous avons un arsenal juridique.

#Inceste #CulturedeInceste #Viols #ViolencesSexuelles #ViolencesEnfants #Fleau #SAP #ViolencesInstitutionnelles #PlacementsAbusifs #Torture #ProtectionEnfant #StopImpunite


On nous reproche d’être sans cesse dans le combat, mais que faire d’autre ?! Notre vie est rythmée par la date de la prochaine audience, du prochain délibéré, du prochain rendez-vous, de la prochaine lettre, du prochain appel téléphonique, du prochain message sur répondeur, du prochain gnagnagna… On ne souffle pas. Toutes les semaines ! Bien sûr qu’on est dans le combat, un combat sans fin, sinon c’est de l’inertie, et heureusement car nous accomplissons notre devoir naturel pour notre enfant. Alors oui. Et tant que nous ne sommes pas victimes et dans ce système nauséabonde, on ne connaît pas l’horreur et les violences institutionnelles qui entretiennent l’horreur. Depuis 2015, je suis dans les procédures.

Et pourtant, j’ai cette chance de comprendre aisément les procédures et d’être bien entourée. Plus jeune, j’étais animée par le métier de magistrat. J’avais d’ailleurs effectué un stage au #TJ de #Rouen auprès du Procureur de la République. Je croyais en la #Justice. Nous sommes marquées à vie.


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11/12/2019 TRIBUNE


Au nom des enfants, les Oubliés de la République,



Nous sommes des mères, victimes de violences conjugales, reconnues par la justice pour certaines. Nos enfants, témoins des violences psychologiques, physiques et économiques, sont aussi des victimes à part entière.


« Un conjoint violent n’est pas un bon père » ! Si nous saluons ces propos d’Edouard Philippe dès l’ouverture du Grenelle, réaffirmés par Marlène Schiappa, nous demeurons très inquiètes des suites qui sont véritablement réservées à nos enfants.

Bien que nous ayons réussi à quitter nos compagnons violents pour nous protéger avec nos enfants, notre cauchemar n’a pourtant jamais cessé. Quand nous avons dénoncé les violences conjugales, la présomption de mensonge a alors pesé sur nous, et quand nous avons essayé de protéger nos enfants, nous n’avons pas été entendues.


Nos vies sont autant d’impasses, toutes désastreuses. Nous sommes contraintes soit de respecter les droits de garde de pères dangereux, soit de voir nos enfants placés dans des foyers exposés aussi à la violence, ou encore de voir la garde transférée au père violent, car nous sommes presque toujours considérées de manière infondée, responsables d’alimenter le conflit parental et de mettre en danger nos enfants. Comment croire que nous n’aurions pas préféré que nos enfants aient des pères bienveillants.


La réalité est encore plus monstrueuse : 60% de ces pères violents sont également violents avec leurs enfants.

Mais quand nous signalons les maltraitances et les violences sexuelles de ces pères sur nos enfants, nous devenons aussitôt suspectes, accusées d’instrumentaliser la parole de nos enfants. Nos plaintes et les signalements de professionnels sont quasi systématiquement classés sans suite. Et cela même lorsque le corps médical a constaté des lésions génitales, des marques de coups ou lorsque les dessins et les témoignages de nos enfants ne laissent aucun doute, ni leurs révélations à des tiers... Nous vivons une double peine. Nos enfants alors qu'ils ont eu le courage de briser le silence et de réclamer leur défense sont condamnés à leur tour. Lorsque nous refusons de présenter nos enfants pour les protéger, nous risquons la prison (certaines d’entre nous ont été en garde à vue et condamnées), nous risquons le désenfantement (on nous enlève nos enfants et eux sont privés de leur parent protecteur). En contrepartie celui qui a été clairement désigné comme étant leur tortionnaire, lui, jouit d’une impunité scandaleuse. Mettez-vous deux secondes à la place de l’horreur que peuvent vivre les enfants dans de telles situations ?


Nous avons peur pour nos enfants et oui, nous craignons maintenant la justice. Nos enfants ne sont pas protégés et nos agresseurs instrumentalisent leurs droits parentaux pour maintenir leur accès à leurs proies.

Combien de temps encore les enfants victimes de violences doivent-ils continuer à subir ce despotisme, à souffrir en silence ?


Nous reprenons le discours de Monsieur Adrien TAQUET du 9 avril 2019 dans l'hémicycle : "Vous connaissez l’étymologie du mot enfant, du latin Infantem : infans, celui qui ne parle pas et, trop souvent, par voie de conséquence, que l’on n’écoute pas. " En l'occurrence parmi les violences infligées à de trop nombreux enfants, l'inceste, qui, est “un crime parfait. Un crime sans cadavre. Un crime qui tue l'enfant en le laissant vivant ”. 1% de condamnation, 4 millions de victimes d’inceste (*Source AIVI/Harris Interactive). Mais quasiment aucun pédocriminel en prison, où sont-ils donc?


Pourquoi le principe de précaution n’est-il jamais appliqué ? Pourquoi préfère-t-on protéger l'agresseur plutôt que l'enfant ? Pourquoi n’y a-t-il rien de sérieux mis en œuvre malgré les nombreuses alertes de ces dernières années des victimes et des professionnels du domaine pour protéger ces enfants victimes ? Comment comprendre que parce que nous avons choisi de protéger nos enfants nous avons été punies et nos enfants ont été remis à leur bourreau ? Qui d’autre que nous sinon ? Et c'est un pas de plus en enfer pour eux, pour nous. Pourquoi malgré des lois qui prônent l’intérêt de l’enfant celui-ci n’est pas appliqué et évince t-on ainsi à tort le parent protecteur ?


A l’heure où le Grenelle s’est achevé, nous estimons que nos enfants sont les grands Oubliés. Nous demandons le droit à être libérées de l’emprise violente de nos ex conjoints, hommes reconnus violents et, menaçants. Nous voulons voir des textes de lois protecteurs véritablement appliqués et être assurées des suspensions immédiates d’autorité parentale et des droits de visite de ces pères violents. Nous exigeons l’application de la Convention d'Istanbul qui prône l’intérêt supérieur de l’enfant. Sera-t-elle demain correctement appliquée ? Dans toutes nos affaires en cours de jugement -des procès ont déjà été jugés-, quel devenir pour nous et nos enfants ? Permettons à ces lois d’être rétroactives de manières à protéger toutes les mères et leurs enfants victimes.


Les 9, 10, et 11 décembre 2019 s’est tenu un procès emblématique des violences conjugales devant la cour d’assises du TGI de Nanterre. Celui de Laura Rapp : son ex-conjoint a été condamné à 8 ans de prison ferme pour tentative d’homicide par strangulation sous les yeux de sa fille de 2,5 ans. Mais pas la déchéance de l’autorité parentale du père alors que la petite fille a assisté à la tentative de meurtre.

Traumatisés à vie, nos enfants victimes de violences prennent perpétuité.


Notre Président de la République a déclaré lors du Grenelle contre les Violences Conjugales que “La République française se doit de protéger toutes celles dont la vie est aujourd’hui en danger”. C’est leur voix que nous souhaitons aujourd’hui porter à travers cette tribune. Nous demandons que la République française protège nos enfants, qu’Elle les entende, les écoute. Que toutes les Institutions prennent en considération nos enfants avec leurs sentiments, et qu’elles cessent d’ignorer leurs violences, qu’ils soient enfin crus. Que l’intolérable ne soit plus caché. Que Justice soit rendue.

Sauver les enfants, c’est sauver l’humanité.


Fanny THIEL, Hanan F., Laura RAPP, Pegah HOSSEINI, accompagnées de mères restées dans l’ombre.

#SauvonsNosEnfants

Le 11 décembre 2019

*actualisée le 18/12/2019


Nous remercions chaleureusement tous les co-signataires qui nous accompagnent pour réclamer une protection digne des enfants :


Laurence Rossignol - Présidente de l’Assemblée des Femmes, Sénatrice, Ancienne Ministre

Lyes Louffok - Ancien enfant placé, Membre du Conseil National de la Protection de l’Enfance

Hélène Bidard - Adjointe à la Maire de Paris chargée de l’égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains

Maud Petit - Députée du Val-de-Marne

Nora Djellab - Conseillère municipale Ville de Colombes

Patrice Leclerc - Maire de Gennevilliers

Zohra Bitan - Militante, chroniqueuse, femme politique

Maxime Montaut - Président de l’association loi 1901 WANTED PEDO, et ses membres

FEMEN

Sophia Antoine - Militante et activiste féministe

Muriel Salmona - Psychiatre psychotraumatologue présidente association Mémoire traumatique et Victimologie

Illel Kieser El Baz - Psychologue, coordinateur des missions du CAVACS

Monique Chevrelot - Psychiatre retraitée

Ana Gonzalez - Psychologue stagiaire Master 2 Toulouse

Florence Latapie - Psychopraticienne

REPPEA - Réseau de professionnels pour la protection de l’enfance et l’adolescence (Eugénie Izard-Pédopsychiatre, Maurice Berger-Pédopsychiatre, Hélène Romano-Psychologue…)

Dr Catherine Bonnet - Pédopsychiatre

Isabelle Titti Dingong - Médecin pédiatre

Gilles Lazimi - Médecin

Régine Pierotti Benveniste - Médecin psychiatre

Catherine Gueguen - Pédiatre

Homeyra Sellier - Présidente INNOCENCE EN DANGER

Alexis Danan de Bretagne / Laurence Brunet - Association de Protection de l’enfance

Le Monde à travers un regard / Aude Fievet - Association de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs

Mie Kohiyama - Présidente de MoiAussiAmnesie

Céline Quelen - Présidente de StopVeo, Enfance sans Violences

Association EPAPI France Les Masques Blancs

Mouvement Les Altruistes

Laurence Pétassou - Présidente du Mouvement politique Masques Blancs Droit Devant

Haidi Kacem - Responsable protection de l’enfance

Sonia Boué - Maman désenfantée, psychotraumatologue et présidente de l’association de femmes victimes de VFF, de soutien pour nous toutes et nos enfants

Marie Denis - Cofondatrice de l'Observatoire féministe des violences faites aux femmes en Belgique, psychologue

François Devaux - Président de la Parole Liberée

Clémence Raguet - Victime et fondatrice de l’association Putain de Guerrières et Put’AIN de Guerrières 01

Thierry Brulavoine - Promoteur de santé, chroniqueur

Christophe Olivier - Professionnel de la protection de l’enfance-Consultant

Bérangère Grisoni - Cadre médico-social

Amanda Handtschoewercker - Assistante sociale en protection de l enfance

Réseau International des Mères en Lutte

Gwénola Sueur - Masterante, Formatrice violences

Pierre-Guillaume Prigent - Sociologue

Mélanie Jaunet - Responsable des antennes CIVIFF

Stephanie Lamy - Militante féministe, co-fondatrice du collectif Abandon de Famille

Maryse Martin - Militante contre les VEO et la pédocriminalité

Yasmina Bedar - militante protection des enfants et féministe

Laureen Genthon - Conseillère départementale 92, militante féministe Nous Toutes

Laura Gréaume - Travailleuse sociale, militante féministe

Guillaume Mélanie - Auteur, metteur en scène, co-président Urgence homophobie

Françoise Courtiade - Militante

Collectif Midi-Pyrénées pour le Droit des Femmes

Eva Darlan - Comédienne, écrivaine et militante

Patric Jean - Auteur, réalisateur, conférencier

Mélissa Theuriau - Journaliste et productrice de documentaire

Florie Martin - Réalisatrice

Sand Van Roy - Actrice et militante

Nicolas Van Beveren - Acteur

Edgar Sekloka - Auteur interprète

Typhaine D - artiste féministe

Niki Konstantinidou - Autrice et avocate inscrite aux Barreaux de Victoria (Australie) et d’Irlande du Nord

Djamel Saïbi - Auteur et metteur en scène de la pièce "Les Ecchymoses Invisibles"

Marie Laforêt - Autrice, photographe

Radouane Baroudi - Cameraman réalisateur

Blandine Lenoir - Réalisatrice

Laurence Beneux - Journaliste

Claudine Cordani - Ex-journaliste

Clawdia Prolongeau - Journaliste

Mathieu Blard - Journaliste

Mélanie Barbotin - Journaliste

Manon Bakour - Journaliste

Eva Benhamou - Journaliste

Alicia Fall - Journaliste

Ladane Bonnefoy - Journaliste

Christine Sallès - Journaliste pigiste

Les Répliques - Média en ligne

Akim Oural

Nathalie Tomasini - Avocate

Romain Bordage - Avocat au barreau de Luxembourg

Caroline Mecary - Avocate au barreau de Paris

Amine Elbahi - Avocat

Nabil Boudi - Avocat

Mahyar Monshipour - Ex-champion du monde de boxe

Jean-Claude Mbiye - Ex-champion d’Europe de boxe

Remy Sow - Coach

Serge Coupe - Restaurateur à Roubaix

Olivier Wes - Conseiller bancaire

Sophie B - Secrétaire

Gaëtan Lejeune - Expert en communication

Françoise Le Goff - Victime et militante pour la protection des enfants et leurs droits

Laurence Le Goff - Victime et militante pour la protection des enfants et leurs droits

Tadam Yen - Militante féministe

Hélène Gaillard - Militante pour les droits des enfants

Géraldine Franck - Militante égalitariste, fondatrice du collectif anti-crasse

Julie Denes - Ecrivaine

Aurore Le Goff - Ecrivaine et conférencière / victime

Tatiana Theron - Auteure

Christine Delphy - Féministe

Jade - Victime et militante, à l’initiative de #SauvonsNosEnfants

Mika Paoli - Victime

Virginie Faraldo - Victime

Melanie Thémis - Victime

Marie - Victime

Christel - Victime

Alexandra Schubnel - Victime

Anonymous - Victime

Laure Giacomino - Victime

Cindy Pinson - Victime

Sabine Bloy - Victime

Stévina Behary - Victime

Anissa Chougrani - Victime

Nadia Selatnia - Victime

Charlene Bonnetier - Victime

Wassila El Yousfi - Victime

Hanane - Victime

Denise Sonck - Victime

Valérie Dubois - Victime

Karla - Maman

Emma Rivière - Victime

Céline Durand - Victime

Céline Bajeux - Victime

Céline Oravec - Victime

Ilham Mouamin - Victime

Sophie B - Victime, maman désenfantée

Cécile Marcoux - Victime

Patrick Kleykens - Victime

Dalila Nouibat - Maman

Mandy Nini - Maman et victime

Megane - Maman victime

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    19/12/2019 Article LADEPECHE.FR

    Une tribune pour réclamer la protection des enfants

    www.ladepeche.fr/2019/12/19/violences-conjugales-une-tribune-pour-reclamer-la-protection-des-enfants,8615676.php

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    11/12/2019 Article PARIS-MATCH

    Combien de temps les enfants vont souffrir en silence

    www.parismatch.com/Actu/Societe/Violences-conjugales-Combien-de-temps-les-enfants-vont-souffrir-en-silence-1664296

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#Viols #Inceste #Maltraitances #Enfants #CIDE

#ViolencesConjugales

#ConventiondIstanbul

#ConventionDeLanzarote

#Lois #Justice #Police

#ViolencesInstitutionnelles

21/09/2020

Suite à la décision rendue par la Cour d'appel de Versailles, Laura RAPP a lutté et a obtenu la déchéance des droits parentaux pour sa fille.

L'arrêt sert dorénavant comme JURISPRUDENCE.


"Un conjoint violent n'est jamais un bon père"


ARTICLE Paris Match :

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Laura-On-reconnait-enfin-qu-un-mari-violent-n-est-pas-un-bon-pere-1704377


31/08/2020

Une petite zone de tranquilité : 5 victimes nous disent ce qu'elles attendent du bracelet anti-rapprochement






28/04/2020

Petit montage 12' du film #AEMO #JDE #Justice de Jérome Cornuau


Film qui se déroule à la Brigade des mineurs de Toulouse, qui met en exergue les méandres des affaires familiales, autour de l'AEMO et du Juge des Enfants. Le réalisateur dénonçait déjà en 2014 la roue de l'enfer des violences conjugales, une mère prise dans les violences institutionnelles, avec le pseudo #SAP "Syndrome d'Aliénation Parentale".


Avec Aure Atika = la policière, Christelle = la mère, Mathieu = le père, Joachim = l'enfant de 9 ans.

Quand rien n'a changé en 2020 avec le placement abusif des enfants sous "conflit parental".

12/04/2020 Article NOPEDOZONE

Laura, 5 ans - Toulouse | Agenda Mobilisations


https://nopedozone.wixsite.com/mobilisation/laura-5-ans-toulouse

09/04/2020

LIVE INSTAGRAM AVEC @sofia_sept7


SAP, Violences Conjugales, Inceste, LA ROUE DE L'ENFER :


La vidéo n'est pas top, l'interview a été filmé car c'est un live, donc pas d'enregistrement au préalable, et vous êtes nombreux sur les réseaux sociaux à nous solliciter sur cette intervention. Je vous remercie infiniment.

Voici l'après des dénonciations de violences conjugales, ce n'est pas seulement le parcours du combattant pour faire reconnaître nos droits, c'est la roue de l'enfer.


https://twitter.com/Office31315/status/1251972821322010624?s=20

VIDEO : LIVE INSTAGRAM JEUDI 09/04/2020 AVEC SOPHIA

HEROISME, COMBAT JUDICIAIRE, VIOLENCES CONJUGALES, SAP


1- Presentation


Je m’appelle Fanny. J’ai 37 ans, j’habite à Toulouse. Je travaille dans le marketing digital. J’ai une petite fille qui vient tout juste d’avoir 5 ans.


Ma situation juridique est un cas d’école.

- mars 2015 : mariée et enceinte : battue, hospitalisée en urgence, accouchement déclenché. Je pars pour NOUS protéger.

- Ordonnance de Protection

- Toujours menacée. Je fuis à 800km. Je continue à être menacée mais il ne connait pas mon adresse.

- 2017 : reconnue victime. 21 jours ITT par médecin légiste = 1 mois de sursis

Jusque là c’est ce que j’appelle le PARCOURS DU COMBATTANT.

- juillet 2018 : Information Préoccupante sur ma fille de 3 ans par un témoignage de l’entourage du père, compagne battue jusqu'au sang / menaces de mort /drogues et alcool / événement non isolé

- octobre 2018 : divorce prononcé aux torts exclusifs de mon agresseur, mais la justice me déboute de ma demande de confidentialité de mon adresse / 2 jours après menaces de mort... 5 plaintes CSS pour "infractions pas suffisamment caractérisées" dont tentative d'effraction avec agression sur ma voisine. La plainte pour abandon de famille sera aussi CSS, plus de pension alimentaire et frais scolaires depuis octobre 2018

- décembre 2018 : ma fille fait des révélations de sodomies, signalement fait. Je ne remets plus ma fille à son agresseur / plainte CSS en 2020 pour "infraction pas suffisamment caractérisée" car elle fantasmerait ! et les parents sont en conflit.

- avril 2019 : rejet d'une ordonnance de protection / JAF et Cour d'Appel motivent par l'exaspération du père à ne pas voir son enfant

- mai 2019 : il est placé sous contrôle judiciaire, reconduit en septembre 2019 et janvier 2020

- juillet 2019 : Juge des enfants saisi pour AEMO à la demande de la Protection de l'enfance, plus expertise psychiatrique du père. Le jugement rendu est faux sur 4 points et est établi au motif de conflit parental.

2- c’est quoi le SAP ?


Le Syndrôme d’Alinéation Parentale est une stratégie judiciaire.

Cette théorie a été fabriquée sur mesure par un psychiatre américain, Richard GARDNER. Gardner, qui a fini par se suicider, affirmait que les enfants qui ont peur de leur père et l’accusent de violences, et souvent sexuelles, ne peuvent qu’avoir été manipulés par leur mère.


Ce psychiatre qui défendait les pédocriminels, l’inceste évidemment, a créé le concept du SAP pour inverser les rôles à leur service : les pédocriminels restent impunis.


Le SAP n’est pas reconnu par les instances internationales, ni par le DSM qui est pourtant la Bible des troubles mentaux.

Le SAP n’a jamais été retenu même à l’époque de Gardner : aucune entité scientifique n’a publié sa théorie. Gardner a dû fondé sa propre maison d’édition pour pouvoir publier ses travaux, soit une soixantaine d’ouvrages.


Mais cette théorie est abondamment utilisée dans les tribunaux français.

La Garde des Sceaux, Nicole BELLOUBET, a pourtant publié le 12 juillet 2018 une note sur l’intranet du Ministère pour rappeler aux juges et magistrats, le caractère controversé et non reconnu du SAP, qui est justement trop facilement utilisé sans fondement.


Donc le SAP n’existe pas.

C’est contourné maintenant dans les rapports des services sociaux et dans les jugements. Ils n’emploient plus le terme, ils en expriment l’idée. La mère devient un danger pour l’enfant.

Le scénario est particulièrement bien rôdé : dès qu’une mère dénonce des violences, les accusations se retournent contre elle, qui devient la manipulatrice, la folle, dont il faut absolument protéger l’enfant.



L’intérêt supérieur de l’enfant n’est justement pas que les professionnels, usent de concepts fallacieux pour leur nuire gravement.

Ni de punir l’enfant parce qu’il a parlé, ni de le priver de son parent protecteur sous prétexte qu’il l’aurait manipulé, avec le placement de l’enfant, ou le transfert de garde chez l’agresseur qu’il a dénoncé, puisque le SAP n’existe pas.


Un syndrôme s’il existe, par définition, devrait avoir une réponse médicale.

Or, comme je vous l’ai dit précédemment, le SAP n’existe pas.

Mais la justice a elle, trouvé, LA solution d’un syndrome qui n’existe pas : séparer l’enfant de la mère.



Et le plus étonnant, c’est qu’il n’y aurait que les enfants de couples séparés qui mentiraient ou seraient manipulés ? Oui parce qu’évidemment, on ne trouve le SAP qu’à partir du moment que le parent protecteur accompagne son enfant dans sa dénonciation, dans sa défense, dans son suivi thérapeuthique pour l’aider face à son traumatisme…


Le SAP est un instrument qui neutralise les violences conjugales et condamne l’enfant à subir les violences.



Comment défendre son enfant victime de viols sans être désenfantée ?

Et si on ne défend pas, nous sommes des mères complices, et aussi désenfantées.

Et comment ne pas croire son enfant ?












Au passage, je me permets de donner quelques chiffres intéressants :


En France, 90% des dossiers d’inceste sont classés sans suite, alors que déjà, un enfant de moins de sept ans ne sait pas mentir.


Selon l’Obersavtoire National de la Délinqaunce, 82% des viols sur mineurs sont commis par les pères. En moyenne, 2 enfants par classe. 1 enfant chaque heure est violé.



Je rappelle l’étude de 2001 de l’expert Jean-Luc Viaux, commandée par Le Ministère de la Justice sur l’étude de la Réalité et Fréquence des fausses allégations dans les dossiers de divorce, sur les 30 000 décisions JAF étudiées, seulement 0,8% sont considérées comme de fausses allégations. Moins de 1%.



En France, selon l’AIVI, on sait qu’il y a 4 millions de victimes d’inceste. 20 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, et combien de plus se taisent ? il y a seulement 1% de condamnation pour les viols sur mineurs.


















3- Pourquoi tu es venue en parler ?


En cette période de confinement, les violences sont exacerbées et l’alerte est encore plus difficile. Nous essayons de mettre en place des choses, comme une plateforme d’entraide de solidarité qui est une initiative citoyenne, le gouvernement également, il y a des initiatives de faîtes… Il y a des campagnes de communication, qui disent de partir, de porter plainte… des communications pour les violences sur les enfants...



C’est très bien et je continuerai évidemment à encourager toutes ces actions car les conséquences sont dramatiques. Donc il faut partir. Un conjoint violent n’est jamais un bon père. Les enfants doivent parler. Nous devons les écouter, briser l’omerta.


Seulement voilà, que se passe-t-il après ?

Après, je vais vous le dire : c’est LA ROUE DE L’ENFER.


Et c’est là que je témoigne. Parce que n’est pas seulement le parcours du combattant pour partir, pour avoir une plainte reconnue, non c’est la roue de l’enfer qui commence.



Je témoigne parce que j’aimerais vous mettre en garde, victimes. Il y a un fossé énorme, un gouffre même, entre les promesses qui sont faites par le gouvernement, et la réalité judiciaire.


On ne sait pas ce qui se passe tant que nous n’y sommes pas confrontées. Et il faut le dire pour que les choses bougent. Et je m’adresse aux institutions cette fois.


On peut faire toutes les campagnes et manifestations, mais ça ne changera pas si on intervient pas en amont, c’est à dire en justice. Si on ne change pas de paradigme, on ne sortira pas des violences conjugales et des violences sur les enfants. Et il en va de notre société : c’est un fléau.


On part, on fait appel à la justice pour réclamer nos droits. Mais les décisions ne suivent pas, sont absurdes, les lois non appliquées. Des décisions qui permettent à nos agresseurs d’exercer le contrôle coercitif sur nos vies, d’encourager les violences.


Nous sommes systématiquement soupçonnées.

Les violences institutionnelles sont une torture supplémentaire. On s’acharne sur nous.




Je ne savais pas encore que des études étaient faites, notamment aux Etats-Unis, et qu’il y a une corrélation entre les violences conjugales et les violences sur les enfants, notamment dans la majorité des cas, sexuelles. Il y a un continuum des violences conjugales. Des études démontrent qu’un mari violent sera violent avec ses enfants. L’un des principaux facteurs de risque d’agressions sexuelles de la part du père est la violence conjugale contre la mère.



















4- Ses conséquences en général, pour toi ?


Tout commence par un témoignage en juillet 2018 d’une personne dans l’entourage du père, qui fait état de violences sur ma fille. Une information préoccupante sera ouverte par la Protection de l’enfance. J’en serais informée 2 mois après. Elle avait 3 ans et voyait toujours son père durant les 5 mois qui ont suivis.


Le père a refusé l’enquête sociale, et s’est même montré agressif et menaçant envers les travailleurs sociaux.


Au bout d’1 an, les services de la Protection de l’enfance saisissent alors le Juge des enfants et sollicitent une AEMO en juin 2019, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert, ainsi qu’une expertise psychiatrique du père.

J’étais contre au départ car ça nous replongeait encore dans un état procédural, à faire parler mon enfant (je souligne au passage qu’entre juillet 2018 et juin 2019, ma fille a vu près de 15 personnes à qui elle racontera des sodomies qu’elle a subies, et rien ne suit - Et après on dit que ce sont les mères qui entretiennent... ) et cette mesure ne fait en fin de compte aucune investigation autour du père.


Mais ils arrivent à me convaincre avec leur rapport qui mentionne les violences conjugales.

J’ai envie d’y croire, qu’ils vont aider ma fille, je positive.


Et là… le SAP commence :

Le jugement commence déjà par des abus sexuels (qui n’existe ni dans le code civil, ni dans le code pénal),

Il mentionne que j’aurais refusé l’enquête sociale alors que j’ai collaboré sur tout, la Protection de l’enfance dira même que je suis adaptée, que j’ai un environnement sécurisant, donc c’est que j’ai collaboré.

Il est noté aussi dans le jugement que j’aurais envoyé chaque semaine des vidéos de mon enfant à l’une des institutions de protection soit 28 vidéos, alors que ce n’est pas vrai, j’ai même en retour un email de cette institution qui me dit qu’ils n’ont jamais écrit ça, du coup j’attends toujours qu’on m’envoie les 28 vidéos. Forcément, je suis face à un mur.


Et les violences conjugales ne sont pas désignées dans le jugement. On parle de conflit alors que j’ai 4 jugements qui reconnaissent les violences conjugales, et un procès en correctionnel prévu en 2020.

Le jugement n’est pas factuel et il reste à vie.


Les violences conjugales sont unilatérales. Je ne réponds absolument à rien. Il y a un parent qui a un dysfonctionnement et qui fait subir Les violences. Les violences conjugales sont interdites par la loi, le conflit est autorisé.


Les services éducatifs et les magistrats risquent d’agir à “contre-modèle” si les termes ne sont pas employés. Ce qui n’est pas râté :

Il m’a été remis le livret d’accueil dans lequel est annoté les attendus du magistrat , que voici :

“- Tenter d’aider les parents à prendre du recul par rapport à leur ressentiment vis à vis de l’autre.

- Mieux comprendre les enjeux autour de l’enfant et reconstruire autour de lui un climat un peu plus apaisé.”.

J’aimerais qu’on m’éclaire sur ce que veut dire pour un juge, de prendre du recul face à mes ressentiments envers le père qui a fait du mal de la façon la plus abjecte à ma fille ? Serait-ce pardonner le crime, comprendre le crime ? Sans oublier qu’il a attenté à mes jours.


Est-ce transformer aussi les violences conjugales en conflit parental pour avoir la main mise sur l’enfant à travers le code civil ?






Finalement, la justice, la Protection de l’enfance créent des mesures de mesures de mesures dans les procédures, pour noyer le fond du dossier : les viols de mon enfant et les violences conjugales. On joue aux poupées russes. C’est de l’acharnement.

Tout se passe comme si c’était moi. Je proteste à la manière d’y parvenir. J’étais d’accord pour entendre ma fille, que ses paroles soient écoutées, pour que ça aide, mais l’évolution me paraît plus que douteuse avec le jugement erroné. Ca me place dans une mauvaise posture dès le départ.

Et les motivations du jugement et la consommation de la mesure, ont des conséquences sur la suite des évènements.


Puisque je me retrouve avec un jugement qui met en place une AEMO dans un cadre de "conflit". Rien de bénéfique dans l'intérêt de l'enfant. Les violences sont niées. On va remettre ma fille devant son agresseur qu’elle a dénoncé, parce qu’on considère encore le lien bon par défaut, parce qu’on considère encore qu’un homme violent et violeur peut tout de même être un bon père. C’est du sadisme. Personne ne se soucie de son traumatisme.



D’autant plus que l’agresseur travaille à la rupture du lien entre la mère et l’enfant. Dénoncé par l’ONU sur la France, je vous cite : “la discrimination à l’encontre des femmes qui entraîne la perte du droit de garde de leurs enfants au profit des pères violents”, dénoncé également par le Conseil de l’Europe.


Par contre, plus personne pour condamner le père qui ne paie plus ses obligations de père pour ma fille, la pension alimentaire et les frais scolaires depuis octobre 2018, donc pas de lien de cause à effet avec les révélations de ma fille en décembre 2018. Ma plainte pour abandon de famille a aussi été classée sans suite, pourtant il paie ou il ne paie pas, on est bien d’accord. Les droits économiques de mon enfant ne sont pas garantis. Violence directe sur elle. Et la violence économique pour moi, l’une des violences dénoncées par la Convention d’Istanbul. Il se vantera le 7 décembre 2018, donc il voyait encore notre fille, parmi ses menaces de mort, de son organisation d’insolvabilité pour ne pas payer ses obligations de père.

Via la CAF, ma fille a beaucoup de père qui prennent en charge sa pension alimentaire. Je vous remercie tous d’y contribuer. Mais qui paie à ma fille les frais scolaires ? Moi seule. La CAF n’intervient pas sur les autres condamnations que la pension alimentaire. D’ailleurs au passage, j’imagine que c’est toujours dans l’intérêt de l’enfant qu’un juge donne ce sens dans un jugement... Sans compter tous les frais pour notre foyer autour des procédures : l’avocat, le carburant, mon temps de travail...



A ce jour, j’ai toutes les épées de Damoclès sur moi. Les menaces de mort de mon ex-mari, le désenfantement par la Protection de l’enfance et le juge des enfants, la prison parce qu’aucun principe de précaution pourtant systématique chez l’enfant, n’a été fait pour elle dans le pénal...


Alors effectivement, je protège ma fille face au crime le plus abject qui soit. Ma fille est marquée à vie. Et elle a perdu définitivement son père.

J’aimerais mieux qu’elle ait un père normal, croyez-moi. Et, je suis aussi une femme.



L’AEMO est biaisée dès le départ. Mais c’est aussi comme ça que l’ASE, justifie les placements d’enfants.


Et quand on sait que 50% des placements sont abusifs, au motif de conflit, oui je me fais du soucis. J’ai peur.


Tous les couples sont en conflit, et heureusement, c’est fini le temps de la soumission. Ca veut dire quoi ? Un conflit c’est un désaccord entre 2 personnes. Les enfants des couples y sont encore plus exposés au quotidien dans ce cas. Il faut placer tous les enfants !!! Allez-y !!!


J’ai toutes les conditions requises pour éduquer ma fille correctement, nous sommes bien entourées et nous avons une vie riche d’amour.

Je dénonce mais je ne suis pas fragilisée dans mes capacités éducatives par les violences que nous subissons, je suis capable de montrer ma capacité d’élever et de protéger ma fille, d’introduire des repères éducatifs et affectifs sécurisants, et de prendre l’initiative d’un soutien thérapeutique pour ma fille. J’ai toutes les conditions requises pour l’élever correctement.


Heureusement, j’ai une chance incroyable c’est d’être soutenue par ma famille, mes amis, mon travail…. Mais je pense à toutes les femmes seules.















5- Quelles solutions/ Recours ?


Il n’y a aucun recours possible. En France, on ne critique pas les jugements. On n’a aucun moyen de contredire un jugement, je parle de la forme. Aucun. Je ne peux pas me retourner.


Quand on s’adresse à l’Etat, les politiques nous vendent la séparation des pouvoirs.


Je subis c’est tout. Et je lutte médiatiquement, je témoigne pour arrêter les dégâts et j’espère faire évoluer nos situations dramatiques.



On pense qu’avec la séparation, tout s’arrête. Et c’est faux. Absolument faux. On contraire. Les violences conjugales post-séparations sont encore plus létales. Parce que les CSS, parce que les peines ne sont pas exemplaires, donc ça renforce notre bourreau, parce que les menaces ne sont pas prises au sérieuses, parce qu’il y a cette foutue autorité parentale conjointe qui nous enchaine à notre bourreau, parce qu’il y la présomption d’innocence sur les circontances de nos enfants qui dénoncent, parce que la présomption d’innocence pour nous qui fait que tant que nous ne sommes pas mortes, la vie est belle pour toutes les personnes qui prennent ces décisions, extrêmement dangereuses. Nous sommes encore plus seules. Nous ne décidons plus de notre vie.



Alors il faut désigner les violences conjugales pour assurer la protection de l’enfant et de la mère. Appliquer fermement la Convention d’Istanbul, et la Convention de Lanzarotte : ce sont des textes de loi internationaux qui font partie intégrantes de nos lois qui définissent et protègent les femmes et enfants contre toutes les violences à leur égard.



Ce n’est pas normal que 5 ans après être partie pour NOUS protéger à la naissance de ma fille, je sois dans cette situation, et même que ma situation ait empirée, alors que je suis allée au Tribunal.


Je ne le fais pas par plaisir, d’autant plus que je suis une femme suffisamment avertie : il faut être bien entourée socialement. Il faut avoir un portefeuille garni, beaucoup d’énergie, énormément de temps, les reins solides pour encaisser les phrases assassines, les humiliations, les absurdités dans les affaires et jugements, le ping-pong entre les juridictions…

Je n’en ressors jamais indemne à chaque fois.



Les violences conjugales ne sont pas de moi. L’information préoccupante non plus. Les viols non plus. Je réclame nos droits, à ma fille et moi, en justice.

La moralité de ma fille est déjà suffisamment atteinte depuis l’information préoccupante. Et qui l'a protégée ?

Et je risque de perdre ma fille. Ma petite fille, ce que j’ai de plus précieux au monde. C'est de la persécution. Comme si ce que son père nous faisait n'était pas suffisant.



Aller en justice, c’est une torture supplémentaire. Les décisions sont iniques. L’esprit est faussé. On nous épuise. La pression est constante. On ne s’en sort jamais. On n’en voit pas le bout. De la persécution. On ne peut pas se projeter sur l’avenir.











6- Le confinement invite à réfléchir à d’autres fonctionnements. Qu’est tu aimerais changer en priorité demain ?


Je te réponds sans hésiter LA JUSTICE. Je ne devrais pas avoir à me battre comme je le fais.

Il faut avoir énormément de courage pour partir, pour quitter un homme violent, pour échapper à la mort. Mais on ne mentionne jamais le courage d’affronter les procureurs et les juges, le parcours judiciaire fastidieux. Toutes les épées de Damoclès au-dessus de nos têtes.


La justice est une vieille dame, archaïque. La justice ne sait pas se remettre en question. Elle a les pleins pouvoirs. Aucun organe de contrôle.


La justice n’a pas les moyens. Ok peu de moyen, mais rendre des jugements non factuels, des rapports non factuels, ce n’est plus une question de budget. C’est un manque de considération, et cela envers l’enfant. C’est à son détriment et non dans son intérêt.

Et faire preuve de bon sens dans les décisions, ça ne demande pas de budget.


Nous ne sommes que des numéros de dossiers, alors qu’ils ont notre vie entre leurs mains.


Je suis issue d’une famille de justice. J’ai de la chance d’en comprendre aisément le fonctionnement qui est une véritable gymnastique : nos dossiers se baladent, se perdent… On ne récupère pas nos dossiers d’ailleurs quand on les réclame. Je milite de toute façon pour avoir une juridiction spécialisée sur les violences comme en Espagne. Notre justice détruit des vies entières.


L’institution judiciaire est certes critiquable, et souvent contestable.

Mais je crois en elle, et justement parce que je crois en elle, parce que nous avons un arsenal juridique, que je mesure la chance qu’on a d’en disposer, et qu’il faut exiger d’elle qu’elle soit digne de ce nom : Rendre justice, c’est s’assurer la paix sociale.


Je témoigne parce que je ne suis pas un cas isolé. On dénonce et la justice nous broie. On nous enlève nos enfants au nom d’un conflit parental ou de loyauté, et nos enfants ne sont jamais protégés : les plaintes sont classées sans suite, dossier après dossier.


On part du statut de victime à coupable.



Je veux vivre tranquillement avec ma fille, avoir une vie sereine.

Etre en sécurité.


























FIN 15/15


ANNEXE QUE J’AI ABORDEES :


CSS VIOLS DE MA FILLE


Ma fille a révélé. C’est elle qui dénonce son père. Avec des détails très précis. Ce n’est pas moi. C’est ma fille.


Elle parle de sodomies : elle ne peut pas inventer si elle n’avait pas subi l’acte. Elle détaille l’éjaculation. Elle ne sait même pas comment sont fabriqués les bébés, elle croit à la petite graine dans l’oreille.

Fin janvier 2020, il y a eu un classement sans suite pour “infraction pas suffisamment caractérisée” parce que ma fille aurait fanstasmé. Je conteste évidemment le CSS... Les éléments décrits par mon enfant à 3,5 ans sont suffisamment signifiants. Elle libère sa parole... Et elle pourrait fantasmer !!! A 3,5 ans, elle serait en mesure de fantasmer sur le sexe de son père, marron, qui est mou, qui durcit, qu’il le met dans ses fesses, qu’il y a du lait qui en sort, et que ça fait comme les lavages de nez, qu’elle a les fesses mouillées, qu’elle s’essuie, qu’il lui met des doigts, qu’il lui mord sa pépette, d’être jetée par la fenêtre nue et que par magie, je la récupère avec des égratignures sur ses parties génitales et cuisses...

C’est une question que les magistrats mais elle ne les voit pas, l’AEMO devraient lui poser : comment fait-on les bébés ?

Vous serez étonnée de sa réponse alors. Justement parce qu’elle n’imagine pas un rapport sexuel, qu’elle ne peut pas dire ce qu’elle dit si elle n’a pas vécu les viols. Mon enfant est crédible. Si c’est un fantasme, comment l’aurait-elle imaginé à 3,5 ans ? C’est pour cette raison que fantasme n’est pas un critère d’appréciation juridique.



06/04/2020

mise en ligne de la PLATEFORME SOLIDAIRE pour les victimes de violences conjugales


Aidez nous à les soutenir

http://Entrelleseteux.org


 https://twitter.com/Office31315/status/1247073104100294657?s=20





14/04/2020 Article EN MARCHE



https://en-marche.fr/articles/actualites/entretien-djamila-violences-conjugales

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29/03/2020

[Nouvelle vidéo] Mon P'tit Droit m'a dit

Séquence#2 sur ma chaîne YouTube :

L'INCESTE, LE CRIME PARFAIT


Je vous remercie tous pour les nombreux messages que j'ai reçus sur twitter, facebook... en MP. Merci pour vos encouragements dans mon combat. Il en va de nous tous. Nous sommes tous concernés.  

23/032020


Alerte #COVID-19

SOS #Victimesviolencesconjugales

APPEL pour construire une plateforme solidaire pour aider les victimes de violences conjugales.

Elus, société civile, médias, aidez-nous, engagez-vous, contactez-nous :

entre.elleseteux@gmail.com

Djamila Schafter et Armèle Portelli

01/03/2020


[Nouvelle vidéo] Mon P'tit Droit m'a dit


Séquence#1 sur ma chaîne YouTube :


CONFLIT PARENTAL VS VIOLENCES CONJUGALES

02/02/2020 LA DEPECHE


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31/01/2020 BD LE SEUIL, de Fanny VELLA



31/01/2020 LE BUSCA

29/01/2020 Article NOPEDOZONE

Article : Un père viole sa fille de 3 ans, la mère risque la prison et il a toujours ses droits de garde

https://nopedozone.wixsite.com/mobilisation/post/un-p%C3%A8re-viole-sa-fille-de-3-ans-la-m%C3%A8re-risque-la-prison-et-il-a-toujours-ses-droits-de-garde

https://www.marieclaire.fr/les-cris-insoutenables-de-lily-9-ans-confiee-a-un-pere-qu-elle-accuse-de-viol,1304375.asp


06/12/2019 LA DEPECHE

https://www.ladepeche.fr/2019/12/06/la-stele-en-hommage-aux-victimes-de-violences-conjugales-a-ete-renovee,8586674.php

23/11/2019 SUD RADIO - CHRONIQUE DES INFLUENCEURS AVEC Cécile De Ménibus

https://www.sudradio.fr/emission/linfluenceur-61/


ZOOM

https://www.lumni.fr/video/feminicides-quest-ce-qui-bouge

23/11/2019 MARCHE CONTRE LES VIOLENCES :

LA DEPECHE

https://www.ladepeche.fr/2019/11/23/un-millier-de-personnes-defilent-a-toulouse-pour-dire-stop-aux-violences-faites-aux-femmes,8558856.php


JT FRANCE 3 MIDI-PYRENEES

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/15-feminicides-c-est-noel-2500-personnes-defilent-toulouse-dire-stop-aux-violences-faites-aux-femmes-1753679.html

06/11/2019 JT FRANCE 3 REGIONAL - PAROLES DE CITOYEN

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/fanny-victime-violences-conjugales-temoigne-prochaine-fois-il-me-tue-1746945.html

23/09/2019 média régional VIA OCCITANIE

https://viaoccitanie.tv/des-lettres-et-de-la-colle-pour-dire-stop-aux-feminicides/

19/09/2019 émission BALANCE TON POST - Hanouna

https://www.mycanal.fr/divertissement/fanny-femme-battue-enregistre-les-propos-de-son-ex-conjoint-qui-la-menace-de-mort/h/12479312_50013


https://www.mycanal.fr/divertissement/fanny-femme-battue-enregistre-les-propos-de-son-ex-conjoint-qui-la-menace-de-mort/h/12479312_50013

https://www.mycanal.fr/divertissement/l-isolement-et-la-peur-des-femmes-battues/h/12479311_50013

https://www.mycanal.fr/divertissement/enceinte-fanny-a-ete-hospitalisee-en-urgence-a-la-suite-des-violences-de-son-ex-conjoint/h/12479287_50013

https://www.mycanal.fr/divertissement/la-france-en-retard-sur-la-lutte-contre-les-violences-conjugales-par-rapport-au-reste-de-l-europe/h/12479286_50013

https://www.mycanal.fr/divertissement/fanny-femme-battue-pendant-trois-ans-par-son-conjoint-raconte-son-histoire/h/12479285_50013

https://www.mycanal.fr/divertissement/le-gouvernement-fait-il-assez-pour-lutter-contre-les-violences-conjugales/h/12479284_50013

06/09/2019 ELLE MAGAZINE

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04/09/2019 LE MONDE

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/04/les-mesures-du-grenelle-contre-les-violences-conjugales-de-vraies-avancees-et-quelques-deceptions_5506097_3224.html

03/09/2019 BFM TV Bourdin - Schiappa

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/fanny-a-ete-victime-de-violence-conjugale-par-son-ex-mari-elle-raconte-son-calvaire-1184018.html


https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/violences-conjugales-je-n-ai-rien-a-ce-jour-qui-protege-ma-fille-fanny-refuse-de-remettre-sa-fille-a-son-pere-1183912.html


https://rmc.bfmtv.com/emission/pour-proteger-ma-fille-je-dois-me-mettre-hors-la-loi-l-impuissance-de-fanny-face-a-son-ex-conjoint-violent-1760053.html

02/09/2019 Campagne

#SauvonsUneEnfant pour Eva (inceste) - Avec Laura Rapp


27/08/2019 podcast CODE SOURCE - LE PARISIEN

http://www.leparisien.fr/amp/podcasts/code-source/laura-rescapee-d-une-tentative-de-feminicide-28-08-2019-8140884.php


26/08/2019 article 100% RADIO TOULOUSE

http://www.centpourcent.com/les-infos-10/feminicide---la-toulousaine-fanny-s-indigne-la-justice-leur-laisse-une-chance-de-nous-tuer-11084


18/08/2019 Campagne

#UneMinuteDeSilencePourElles pour les 93 féminicides - Sophia Antoine


10/07/2019 article LE POINT

https://www.lepoint.fr/societe/violences-conjugales-les-reseaux-sociaux-refuge-imparfait-13-07-2019-2324322_23.php

10/07/2019 article LIBERATION

https://www.liberation.fr/amphtml/depeches/2019/07/10/violences-conjugales-quand-les-victimes-perdent-foi-en-la-justice_1739119?__twitter_impression=true

10/07/2019 article AFP

<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Des plaintes trop rarement prises en compte, un défaut de protection: alors que la liste des féminicides s&#39;allonge tous les 2 jours ou presque, des victimes de violences conjugales ou leurs proches confient ne plus avoir confiance en la justice <a href="https://twitter.com/hashtag/AFP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#AFP</a> <a href="https://twitter.com/KAugeard?ref_src=twsrc%5Etfw">@KAugeard</a> <br><br>Thread ⬇️⬇️⬇️ <a href="https://t.co/xyBU23s4gb">pic.twitter.com/xyBU23s4gb</a></p>&mdash; Agence France-Presse (@afpfr) <a href="https://twitter.com/afpfr/status/1148884147764682757?ref_src=twsrc%5Etfw">July 10, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

09/07/2019 média internet BRUT

https://www.facebook.com/1757782394471400/posts/2351811918401775?sfns=mo

02/07/2019 article SLATE

http://www.slate.fr/story/178905/femmes-victimes-violences-intrafamiliales-conjugales-feminicides-justice-twitter

01/07/2019 JT 20h TF1 - Ani Basar

https://youtu.be/-NoTQCNZ8aE

30/05/2019 JT 19h FRANCE 3 MIDI-PYRENEES

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/violences-conjugales-temoignage-bouleversant-toulousaine-1678883.html

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